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M.Collomb, il faut agir face au mal-être des forces de l’ordre et des pompiers !

J’ai écrit à Gérard Collomb, Ministre d’État, ministre de l’Intérieur sur la situation très préoccupante du mal-être des membres des forces de l’ordre. Depuis le début de l’année 2017, 44 policiers ainsi que 16 gendarmes se sont donnés la mort.

Le suicide est surreprésenté dans la profession. Une étude portant sur le sujet et se basant sur la période de 2005 à 2009 avait d’ores-et-déjà révélé que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % par rapport au reste de la population.

Au sein de la police, qui compte 150 000 agents, en moyenne 42 fonctionnaires se suicident chaque année.

Le ministre de l’Intérieur en 2014 avait mis en place un baromètre social consistant en un questionnaire annuel diffusé parmi les effectifs afin de « prendre le pouls des troupes pour comprendre le malaise policier et révéler d’éventuels risques psychosociaux ».

Or, au regard des évènements survenus la semaine dernière où policiers et gendarmes ont été touchés par une brutale vague de suicides avec la mort de huit de leurs membres, ces moyens semblent bien insuffisants. Face à cela, policiers et gendarmes craignent alors qu’en 2017, le fléau des suicides dans leurs rangs ne retrouve ses plus hauts niveaux.

En parallèle, je l’ai aussi alerté sur la hausse du nombre d’agression des pompiers. Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors des interventions ou au sein même de leur caserne. D’après un rapport dévoilé le mercredi 15 novembre 2017 par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), la tendance est même en forte hausse. Selon ce rapport, 2 280 pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression en intervention en 2016 (contre 1 939 en 2015). Ces agressions ont donné lieu à 1 613 journées d’arrêt de travail. Les 1 939 agressions de pompiers en 2015 représentaient une augmentation de 80 % par rapport à 2009.

Plus précisément, à Paris et dans la proche banlieue, le nombre d’agressions de pompiers a augmenté de % (à 114) en 2016, avec environ une agression tous les cinq jours, selon le lieutenant-colonel porte-parole de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui couvre la capitale, le Val-de-Marne mais aussi les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Il faut également rappeler que les sapeurs-pompiers n’ont pas de formation, comme c’est le cas pour les forces de l’ordre par exemple, pour se défendre en cas d’agression que ce soit une agression verbale ou physique.

J’ai alerté M.Collomb sur cette situation  pour l’encourager à prendre des mesures afin d’endiguer ce phénomène.

Laurent Lafon
Laurent Lafon
Sénateur du Val-de-Marne

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